Poésie

La poésie personne n’en lit ?


9782848052823_1_75Marc-Alexandre Oho Bambe, Diên Biên Phù, Sabine Wespieser, 19€

Guerre d’Indochine. Alexandre y a vécu les horreurs bien sûr, mais aussi l’amitié d’un frère d’armes, et surtout l’amour d’une femme, Maï Lan, jeune vietnamienne qui a illuminé ses jours et ses nuits.

Mais il a bien fallu rentrer en France, retrouver une fiancée enceinte, reprendre une vie qui n’a plus vraiment d’intérêt loin de cet amour perdu. Vingt ans après, il décide enfin de retourner à Diên Biên Phu, retrouver les lieux, les odeurs, les gens, et peut-être – pourquoi pas – retrouver la trace de Maï Lan.

Dans une langue envoûtante, rythmée par les poèmes à cet amour de jeunesse, Marc Alexandre Oho Bambe nous entraine dans un étonnant et poignant roman.

Coup de cœur de Sophie.

Rencontre avec les éditions Sabine Wespieser jeudi 18 octobre


9782374750231Katherine L. Battaiellie, Récit, Rhubarbe, 8€

« Récit » ce sont des petits morceaux de textes tout tremblants, des photos de la vie qui s’effrite, des fragments beaux comme des cailloux au creux de la main d’un gosse. C’est aussi un de nos très gros coups de cœur et le souvenir d’une très belle rencontre à la Virevolte. À lire d’urgence.

Olivier&Sophie


9791027801695_1_75Cécile Coulon, Les ronces, Castor Astral, 15€

Besoin d’un peu de poésie? Madame Coulon vient de sortir un recueil de poésie et il me semble qu’elle a bien fait. Il y est question, je crois, de paysage millénaire, de roches ancestrales, de pays d’où l’ont vient ou d’où l’on part, aussi de cet amour que l’on aimerait bien donner mais qui nous fait tellement peur. L’écriture y est simple mais comme ces cours d’eau de haute montagne, pleine d’une fraîcheur salvatrice dont le marcheur a besoin pour pouvoir repartir. Car il faut bien repartir n’est ce pas ?

Olivier


9782710386698_1_75Valérie Rouzeau, Sens averse (répétitions), La Table ronde, 16€

Comme beaucoup j’ai découvert Valérie Rouzeau par « Va où » et comme beaucoup j’en fus bouleversé. Cette façon si incroyable de secouer la langue, de la lancer en l’air avec des larmes plein les yeux et puis jamais, jamais vouloir lui donner cet air si sévère qu’il y a souvent chez les « autres ». Pour longtemps Rouzeau m’avait réconcilié avec la poésie.

Elle me revient avec un nouveau recueil « Sens averse » dans lequel il est dit :

« Tu dois te remettre à l’heure heureuse
La tendresse ne s’achète pas comme un chien
Et l’obsolescence de l’amour n’est pas encore programmée
Ne peux vraiment tu pas
Au lieu d’aller pleurer dans les toilettes pour dames. »

Olivier


puis-tu-googlasEmanuel Campo, Puis tu googlas le sens du vent pour savoir d’où il venait, éd. Gros Textes, 6€

Un petit bijou de notre poète slameur lyonnais préféré. À lire d’urgence et sans cesse, à garder toujours près de soi rien que pour lire et relire son titre.