Nos premiers coups de cœur de 2020 !

Quelques autres belles lecture bien sûr depuis, mais il nous est difficile de mettre à jour le site en cette période de confinement ! A bientôt pour plus de conseils !

elmet

Fiona Mozley, Elmet, éd. Joëlle Losfeld, 19€

Un roman d’une puissance et d’une poésie qui m’ont bouleversée d’un bout à l’autre. J’en ai lu toute la seconde moitié en apnée, et il me semble avoir mis longtemps à reprendre mon souffle après l’avoir refermé.

John Smythe est un colosse qui subvient aux maigres besoins de sa famille grâce à des combats clandestins. Installés dans un coin de forêt avec son fils, jeune adolescent long et maigre, et sa fille au moins aussi sauvage et violente que son père, tous trois n’aspirent qu’à une vie simple dans une nature accueillante. Mais le passé et la violence des hommes va bien sûr les rattraper…

Sophie

 

 


a-mains-nuesAmandine Dhée, À mains nues, éd. La Contre Allée, 16€

J’ai été saisi dès la première phrase puis j’ai levé les yeux et le train entrait en gare. C’est pourtant très simple ce qu’écrit Amandine Dhée mais c’est là la force des écrivains, ils parlent pour nous, ils disent ce que nous avons tellement de mal à formuler. Et puis dans « A mains nues » il n’y a pas de leçons données ni de doigts pointés, juste un regard sur sa sexualité, de son enfance à aujourd’hui. Sa sincérité sur son désir, sur la famille, sur le couple m’ont désarmé (et j’emploie ce mot à juste titre), j’aimerais beaucoup que vous soyez nombreux à lire ce livre.

Olivier

 

 

 


certitude-des-pierersJérôme Bonnetto, La certitude des pierres, éd. Inculte, 16,9 €

La certitude des pierres est un texte tendu, minéral, qui nous emmène dans un coin de montagne rude et magnifique. Les chasseurs du petit village de Ségurian n’ont pas grand chose à reprocher à ce jeune berger plein d’enthousiasme qui vient s’installer sur leurs terres. Sauf que ce sont leurs terres, terres de chasse et pas de pâturage, et qu’un accident pourrait vite arriver.

Évitant habilement les clichés, ce roman sonde les âmes recroquevillées dans l’isolement, la monotonie des jours, la mesquinerie ordinaire et la peur de l’inconnu. 

Sophie


les-agentsGrégoire Courtois, Les Agents, éd. Le Quartanier, 18€

Rivés à leurs écrans, les agents veillent à la bonne marche d’un monde qui tourne sans eux. Dans des box blindés, dans de hautes tours de verre d’un autre siècle, ils travaillent et luttent pour conserver leur poste, buvant du thé, s’achetant des armes. Tous les moyens sont bons. Ruse, stratégie, violence – guerre totale. Parce qu’il y a pire que la mort, pire que la Colonne Rouge. Il y a la rue, où règnent les chats, le chaos, l’inconnu.

Difficile de dire si cette fable effrayante relève de l’anticipation ou si notre monde doucement a déjà glissé aussi loin…

Sophie