Quelques coups de cœur d’Olivier

 

Pour le plaisir de vous faire découvrir quelques uns de nos incontournables, voici une sélection de coups de cœur d’Olivier :

doggybags

 

C’est trash, rapide, puissant, c’est un superbe hommage aux comics des années 50-60, c’est beau comme un accident de voiture la nuit et c’est servi par trois grands de demain.

 

 

 

 


 

chemindesames

 

1919, nord de l’Ontario. Niska, une vieille Indienne, attend sur un quai de gare le retour d’Elijah, un soldat qui à survécu à la guerre. Mais du train ne descendra pas celui qu’elle croyait… Un premier roman en forme de coup de poing dans le ventre et le cœur.

 

 

 

 


 

faussegarde

Dans une ville moyen-orientale imaginaire qui ne vit que pour le Pankat (un art martial de « là-bas »), nous allons suivre les aventures d’un jeune homme qui va s’élever peu à peu à travers cette discipline.

Merwan a un trait vif, un choix de couleurs pétantes, surtout le combat final qui est tout simplement génial. Une bd que je mets aussi bien entre les mains de bdphiles que de néophyte, et ça marche.

 

 


moscousurvodka

 

Erofeiev a rendez vous avec sa douce, à Petchouki. Pour cela il faut prendre le train et notre héros semble déjà bien imbibé. Le trajet doit durer deux heures, deux petites heures qui vont s’étirer à l’infini et noyer Erofeiev et ses comparses dans un flot d’alcool ininterrompu. Ce qui donnera lieu à de superbes diatribes contre la religion, son gouvernement, ou encore le hoquet.
Un roman important interdit dans son pays jusqu’en 1990 et publié sous le manteau, un livre qui déborde, un putain de bon bouquin que l’on boit jusqu’à la lie. À la vôtre.

 

 


payskaki

 

J’ai fait mon service militaire et pendant bien des années après j’en ai cauchemardé. Pays kaki raconte ça, cette virilité malsaine, ces humiliations constantes, ces meurtres d’état, la grande muette plein phares. En noir et blanc et 12 cases par planches, Christophe Girard s’ouvre selon moi un bel avenir dans la Bd.

 

 


sutures

 

Certes l’autobiographie que nous raconte David Small n’est pas des plus comiques : un père médecin chercheur persuadé que les rayons X sont la solution à tout et qui en bombarde son fils pour le soigner d’un kyste, une mère aux silences d’une violence rare, une enfance dans le carcan étouffant d’une sorte de maccarthysme familial où l’apparence et le non-dit règnent jusque dans la salle à manger. Ajouter à cela une puissance graphique d’une grande maturité, travaillée entre autres dans les pages du New York Times et du Washington post, fait de Sutures une œuvre intime, sociale, historique et indispensable.

 


tempsmaterielPalerme 1978. Trois adolescents vont glisser petit à petit dans la violence en voulant reproduire les actes des brigades rouges. Avec ce premier roman assis sur un style saisissant, Giorgio Vasta tisse sur 300 pages une toile tendue à l’extrême, ou l’Italie devient un personnage repu et arrogant.

 

 

 

 


citoyensclandestins

Il y a quelque chose de pourri au royaume des renseignements. Il y a quelque chose de pourri et surtout de très dangereux qui se balade dans la nature.
À travers deux agents infiltrés et deux journalistes, DOA tisse un polar redoutable et réaliste.
Avec ce livre DOA vient de rentrer dans la cour des grands.

 

 

 

 

chanteurgospel

 

Il y a ceux qui ont lu Harry crew et puis il y a les autres.

Si j’étais vous je ferais partie de la première catégorie.

 

 

 

 

worldwarz

 

La guerre des zombie a eu lieu et ce livre le prouve.

Conçu comme un rapport de l’ONU, nous avançons à l’intérieur d’une terreur ultra réaliste. Un livre d’une très grande originalité.

 

 

 

 

reinedeslectrices

 

La reine d’Angleterre, un beau matin se pique de lecture. Grave erreur ! Le royaume ne permettra pas que sa Queen fasse fi de tout le protocole auquel elle est tenue. Bennet nous sert sur un plateau une comédie so british. Delicious.

 

 

 

 

 

paysaube

 

La naissance de l’Amérique moderne portée par trois personnages aussi poignants qu’emblématiques.

Lehane réussit une saga romanesque absolument flamboyante.

 

 

 

 

presque

 

Le témoignage d’un troufion lors de son service militaire dans un camp disciplinaire. Et déjà tout y est. Le trait épais et physique, le regard intuitif de Larcenet sur son monde (le nôtre ?) et une façon unique d’alterner le grotesque avec le sublime (la planche avec l’aigle). Oui, déjà tout est là.

 

 

 

bureautabac

 

« Je ne suis rien. Je ne serais jamais rien. Je ne peux vouloir être rien. À part ça, je porte en moi tous les rêves du monde. »

C’est l’ouverture de ce long poème. Certainement l’un des plus beaux et ce pour encore très longtemps. Une pierre de touche.

 

 

 

 

demandepoussiere

 

Fante n’a jamais étais foutu d’écrire autre chose que sa vie. Mais dieu qu’il le fait bien.

Arturo Bandini, jeune homme de 20 ans, tente de devenir écrivain en s’installant à Los Angeles. Il rencontre Camilla. Sur ce canevas très mince, Fante signe un roman culte dont Bukowski se revendiquera longtemps. Il fut pour mes 20 ans à moi un livre majeur.

Malheureusement épuisé en poche – à quand l’éditeur qui s’y remet ? – Christian Bourgois nous propose fort heureusement ce texte dans l’intégrale La Route de Los Angeles, Bandini, Demande à la poussière (22 €).

 

grandquoi

 

Valentino n’a que huit ans lorsqu’il fuit son Soudan natal. Il ne sait pas que ce sera une longue errance avec des milliers d’autres Enfants Perdus durant des années. Destin singulier qui le mènera jusqu’à Atlanta où la jungle change de visage mais reste tout aussi cruelle. Eggers a passé des centaines d’heures à écouter Valentino se raconter. Et le texte oscille entre récit épique et roman d’apprentissage avec maîtrise et simplicité. Un livre urgent.

 

 

 

 

reducteurvitesse

 

Blain nous raconte son service militaire dans la marine. Et c’est pour lui l’opportunité de nous montrer son talent.

George fait la connaissance de Louis, qui va l’entraîner dans les entrailles du « Belliqueux », seul endroit ou l’on peut échapper au mal de mer. Un graphisme brûlant, ultra rythmé, qui est la marque de fabrique du grand bonhomme.

À lire et relire jusqu’à plus soif.

 

 

kirihito

 

Tezuka reste et restera celui par qui tout arrive dans le monde du manga moderne. Avec Kirihito, il signe une fable étrange et profondément humaniste, où un virus ferait se transformer les humains en chiens. Quatre tomes au trait rythmé et puissant, une très bonne entrée pour découvrir le maître.

 

 

 

Camille Jourdy, Juliette, éd. Actes Sud, 26 €

julietteJ’étais passé complètement à coté de la dernière BD de Camille Jourdy lors de sa sortie et grâce à Johanne je me suis plongé dedans il y a deux jours. J’ai pris une grosse claque ! Un scénario très écrit et touchant, un dessin qui m’a tout simplement bluffé. Alors je le dis tout haut, CAMILLE JE T’AIME !!

Olivier